Pont du Gard
Vers-Pont-du-Gard

IAV (Intelligence Artificielle Vivante)

Bertholin, Étienne Bossut, Johan Creten, Emmanuelle Étienne, Caroline Froissard, Anne Pesce, Hugues Reip, Jana Sterback

— En partenariat avec le Département du Gard, la Drac Occitanie Montpellier, Échangeur 22, les Frac Occitanie Montpellier et Franche-Comté
Du 1er octobre au 7 novembre 2021

Une exposition imaginée et conçue par Jimmy Richer, avec la participation de Chloé Viton, Guilhem Causse, et les œuvres des Frac Occitanie Montpellier et Franche-Comté

I A V pour Intelligence Artificielle Vivante,
c’est aussi Yahveì, petit dieu trivial devenu universel,
et cela nous évoque quelque chose de lointain, il y avait.

L’architecture même du A d’artificiel comporte le I d’intelligence et le V de vivant : après tout, chaque intelligence vivante ne serait-elle pas le fruit d’un artifice ? Toute zone du vivant que nous connaissons résulte de centaine de milliers d’années de transformations géologiques, végétales, animales ; de l’air que nous respirons, aux fruits que nous consommons puis de la terre que nous arpentons. L’artifice n’est pas l’apanage de l’espèce humaine mais bien du vivant dans toute sa diversité, ses transformations et métamorphoses. Cette exposition présente une série de dessins grands formats de Jimmy Richer, une performance de Chloé Viton, une pièce sonore de Guilhem Causse ainsi qu’une sélection d’œuvres des Frac OM et Franche-Comté. Entre croyance d’un monde très lointain en formation, celui en perdition que nous connaissons et d’un futur imaginaire avec tout le champ des possibles, les œuvres présentées ici rendent compte de ces trois temporalités en mettant en avant les métamorphoses et les mouvements du monde qui le travaillent et le transforment depuis la nuit des temps…

À propos de Jimmy Richer

« À mi-chemin entre un héraut fantasque, un alchimiste du fragment et un croupier de l’absurde, Jimmy Richer crée un jeu de cartes et les redistribue : syncrétiques et construites par couche, ses images réalisent une synthèse mouvante entre les registres du savoir et les codes graphiques et visuels les plus différents. Le trait méticuleux de la gravure ancienne y côtoie la ligne claire de la BD et l’imaginaire tatouage, l’opulence baroque se marie à la stylisation pop, la science et la légende osent l’humour populaire. Le long de cette promenade dans l’histoire de l’image graphique et de divulgation, les médiums se mettent en jeu, la gravure et la fresque reviennent en wall-painting contemporain, la marqueterie en installation, pour des créations d’autant plus conceptuelles qu’elles sont artisanales. Pour Jimmy Richer, les médiums ne sont jamais des finalités en soi, mais toujours des canaux pour véhiculer un contenu et favoriser une lecture à la fois plus attentive et plus légère de l’art et du réel : chez lui comme chez le Gadda analysé par Calvino dans ses Leçons américaines, le monde est un « méli-mélo, un micmac, une pelote » dont il ne faut surtout pas atténuer la complexité inextricable. »
Extrait de « Anatomie de la Coquecigrue » de Viviana Birolli

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