Uzès
Lycée Charles Gide et métiers d’art

Métamorphoses

Tjeerd Alkema, Jennifer Caubet, Alain Clairet et Anne-Marie Jugnet, Le Gentil Garçon, Vladimir Skoda

Du 1er octobre au 17 novembre 2021
— Vernissage Lundi 4 octobre à 12h15

Dans cette exposition, il est question de transformation de la matière et de passage d’une forme à une autre. Sous l’action des artistes, les matériaux changent de nature et se chargent de significations. En résulte une sorte de compromis entre la matière et l’esprit. Bois, métal, pierre sont déformés, taillés, contraints afin d’amener le spectateur à une expérience sensible.

Métamorphose accueille essentiellement des volumes et quelques dessins suggérant des espaces à la géométrie complexe. Si depuis plus d’un siècle, la sculpture est descendue de son socle et que le ready-made a contribué à désacraliser l’art, cela n’empêche pas que les artistes contemporains aiment se frotter à la matière, multiplier les métamorphoses et les expérimentations.

Les œuvres de Tjeerd Alkema, maître au jeu des illusions, nécessite le déplacement pour trouver l’angle qui lui permettra de redresser l’anamorphose et d’apprécier la perfection de la forme et la complexité de l’espace.
La sculpture de Jennifer Caubet peut prendre deux formes distinctes. L’objet en acier entièrement fabriqué par elle, intègre en effet dans sa construction des flèches que l’artiste peut tirer dans l’espace pour créer une autre composition au moyen de fils tendus.
Dans un tout autre registre, bien qu’il s’agisse d’une épée, Le Propre de l’homme du Gentil Garçon, a été découpé dans le métal selon le spectre sonore de son rire. Non sans humour, pour l’artiste, « la pratique est d’autant plus jubilatoire qu‘elle est risquée, ce qui demande de la rigueur et beaucoup de décontraction ».
Éprouvant davantage les lois de la gravitation, Vladimir Skoda sculpte le métal. Son travail se situe entre modernité et classicisme alors que le contexte artistique est marqué par l’art conceptuel. La masse en fusion que l’artiste manipule est comme scarifiée, ou éclatée comme s’il s’agissait d’un fragment de météorite.
À l’inverse de la simplicité du geste de Skoda, Nuage #3 d’Alain Clairet et Anne-Marie Jugnet, relève d’une réflexion sur l’image en donnant corps au détail d’une peinture vénitienne de la Renaissance. La densité du marbre s’oppose à la réalité et à l’idée du nuage pourtant la magie opère. Le voyage à travers le temps prend ici en compte l’évolution des techniques, de la sensibilité, de la pensée…
Dépourvu d’utilité, l’objet d’art devient essentiellement vecteur de déplacements, de réflexions, support d’imaginaires et de fictions. Comme le disait Octavio Paz : « Toute œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes. »

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Lycée Charles-Gide des métiers d’art
1 place de Verdun à Uzès
Visitez l’exposition sur rendez-vous
Tél : 04 66 03 21 60

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