Superstudio

Exposition monographique

Du 26 mai au 3 septembre 2016
— Vernissage mercredi 25 mai à 18h30

Cette exposition monographique retrace le parcours d’un groupe majeur de l’architecture radicale des années 1960-1970. Une plongée dans l’univers des utopies architecturales et de la contre-culture, conçue à partir d’une trentaine d’œuvres de la collection du Frac Centre-Val de Loire ; un parcours d’exposition organisé autour de l’installation les Histogrammes (ou les tombes des architectures) et présentant, en plus de dessins et objets, des documents d’archives originaux (affiches, livre-objet, vidéos) soulignant la diversité mais aussi la portée théorique des recherches du groupe florentin…

Groupe radical fondé à Florence en 1966-67, Superstudio revendique, dans ces années de contestation, une pratique conceptuelle et iconoclaste de l’architecture. À travers photomontages, prototypes de mobilier, films ou textes aux accents provocateurs, le groupe développe une critique de la culture pop anglo-saxonne. En 1966, ils participent avec Archizoom à l’exposition Superarchitettura, souvent considérée comme acte fondateur du mouvement radical, et présentent, à travers leurs projets, une interprétation idéologique, critique et ironique de la société de consommation. Avec les Istogrammi di architettura (1969), le collectif refonde totalement les codes du design en proposant un « schéma comportemental » à appliquer à des zones et à des échelles diverses. Le Monumento continuo (1971) étend ce projet à l’architecture, avec un « modèle architectural d’urbanisation totale », ininterrompu, véritable outil de critique radical. Entre 1971 et 1973, le groupe travaille dans le domaine de la critique opérative en réalisant des films de vulgarisation et des projets utopiques sur les « actes fondamentaux ». Ils tentent, à travers une série de processus réducteurs, de trouver les voies d’une refondation philosophique et anthropologique de l’architecture. Superstudio présente ses projets en 1972 dans l’exposition Italy : The New Domestic Landscape au MoMA de New York et est aujourd’hui une icône de la culture architecturale.
Fondé à Florence en 1966-67, le groupe Superstudio réunit les architectes Adolfo Natalini (1941), Cristiano Toraldo di Francia (1941), Roberto Magris (1935-2003), Piero Frassinelli (1939), Alessandro Magris (1941-2010) et Alessandro Poli (1941). Le groupe participe à de nombreuses expositions, notamment la XVe et à la XVITriennale de Milan. En 1973, il figure parmi les fondateurs de Global Tools, système d’ateliers de développement de la créativité collective. Jusqu’à sa dissolution en 1982, Superstudio poursuit des recherches théoriques, tout en travaillant dans le domaine de l’architecture (scénographies, constructions) et du design (objets, meubles).
Au printemps 2016, le Frac Centre-Val de Loire inaugure le cycle d’exposition « La ville au loin » – référence au texte et au recueil d’articles de Jean-Luc Nancy. Le projet pose, entre autres, la question de la relation entre « art et architecture » dans la perspective des « migrations disciplinaires ».  « La ville au loin » offre un éclairage nouveau sur cette relation de l’art et de l’architecture qui, au-delà du Frac Centre, traverse chacune des 23 collections des Frac.

Superstudio est aussi au Maxxi à Rome.

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