L’impossible mordant physique

Vincent Betbeze, Pierre Clément, Nina Roussière, Marine Semeria

Post_Production

Du 16 novembre 2017 au 13 janvier 2018
— Vernissage mercredi 15 novembre 2017 à 18h30

Fermeture de l’espace d’exposition du 26 au 30 décembre 2017 inclus.

Une exposition réalisée dans le cadre de Post_Production, un dispositif destiné à des artistes diplômés des écoles supérieures d’art en Occitanie : École supérieure des beaux-arts de Montpellier (ESBAM-MoCo), École supérieure des beaux-arts de Nîmes (ESBAN), École supérieure d’art des Pyrénées – Pau/Tarbes, institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT).

Comme en 2016, le FRAC Occitanie Montpellier et les écoles supérieures d’art de Montpellier, Nîmes, Tarbes-Pau et Toulouse, offrent l’opportunité à quatre artistes de produire et d’exposer des œuvres nouvelles. Le dispositif Post_Production consiste en une bourse accordée à quatre lauréats par leur école d’origine, et à l’accompagnement et à la prise en charge par le FRAC des moyens liés à l’exposition elle-même. Ainsi, quatre établissements de formation et une structure de collection et de diffusion sont associés dans le but de professionnaliser la scène de l’art contemporain en région Occitanie, qui a une belle et déjà ancienne histoire artistique – Supports/Surfaces, la Figuration libre, mais aussi Pierre Soulages, et de très nombreux artistes sur tout le territoire.
L’exposition, intitulée « L’impossible mordant physique », ne sera rien de moins qu’une forme d’enquête sur la « possibilité » de l’art dans la société actuelle. Le « possible artistique » était en effet ce que, dans une note de 1913, Marcel Duchamp avait qualifié de « mordant physique (genre vitriol) ». Qu’en est-il aujourd’hui de cette possibilité de l’art à introduire dans le « réel » d’autres dimensions (imaginaires, critiques, voire politiques) ? Qu’en est-il de la capacité de cette activité à ouvrir et mettre en formes des possibles, c’est-à-dire du sens, de nouvelles façons de voir le monde ou encore de construire une existence qui soit singulière, et non celle que programme pour chacun une société hyper-normative ?
De tels enjeux se devaient d’être assumés par de jeunes artistes qui, à l’orée de leur carrière, savent les difficultés qui, toujours, conditionnent les relations de l’art et de la société, quelle qu’elle soit.
Or, quelle que soit l’impossibilité auquel il s’affronte, l’art, à travers ceux qui en assument la responsabilité, reste aussi cet « impossible » empêcheur de tourner en rond qui s’acharne à déranger, à questionner ceux qui se satisfont du simplement « réel », de la « nécessité », refusant l’idée que chacun puisse conquérir quelque liberté que ce soit. Avec des moyens très divers, les quatre artistes questionneront les formes de l’économie (Marine Semeria), la fragilité des technologies contemporaines (Vincent Betbeze), la captation des énergies qui traversent le monde (Nina Roussière) et l’espace lui-même (Pierre Clément). Tous, d’une façon singulière, s’efforcent de rendre sensible ce « mordant physique » qui donne saveur et consistance à la vie.

Emmanuel Latreille, commissaire de l’exposition

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