Montpellier
Frac Occitanie Montpellier & Cinéma Utopia

SOL ! La biennale du territoire #3

Pierre Peres, Ava Carrère, Bobby Brim, Vir Andres Hera, Mark Geffriaud

Concerts & Performances au Frac Occitanie Montpellier - Cours et longs métrages au Cinéma Utopia

— En partenariat avec le MO.CO. Montpellier Contemporain
À partir du samedi 7 février 2026

À l’occasion de l’exposition L’École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière organisée dans le cadre de la Biennale SOL ! et dédiée aux artistes formé·es à Montpellier, le MO.CO. s’associe doublement au Frac Occitanie Montpellier. D’abord par le prêt d’une vingtaine d’œuvres de la collection qui vont alimenter l’exposition sur les sites du MO.CO. et du musée Fabre. Puis par l’organisation entre février et mars, dans la galerie du Frac, de cinq évènements qui exploreront chacun à leur manière des modes de création connexes aux arts plastiques : chant, musique, performance, vidéo, scénographie.

Cette double association entre prêt d’œuvres de la collection et programmation d’actions vivantes montre l’importance que le Frac Occitanie Montpellier accorde aux artistes de son territoire, à Montpellier comme dans toute l’Occitanie.

 

Au Frac Occitanie Montpellier
— Samedi 7 février de 14h à 18h : Pierre Peres, TYT
Concert (4 heures)

— Vendredi 13 février à 19h : Ava Carrère, Souffle et Jure
Performance chantée (45 min env.)

— Vendredi 13 mars à 19h : Bobby Brim, Smelling the inter-epidermis: mixing saliva
Performance sonore créée pour la première fois en 2023 (Linge Records), revisitée à l’occasion de l’exposition (45 min env.)

— Vendredi 20 mars à 19h : Vir Andres Hera, RE-MEMBRANCES
Performance avec les étudiant·es de l’ESBA MO.CO. (2 heures)

— Vendredi 27 mars à partir de 17h30 : Mark Geffriaud, Dans tes rêves
Performance : elle commencera à 17h30 devant l’école du MO.CO. Esba pour se poursuivre au Frac (durée indéterminée).

 

Au Cinéma Utopia
— Dimanche 15 février à 19h30
Jean-Baptiste Durand, Chien de la casse, 2023

— Mardi 31 mars à 20h00
Guilhem Causse, Quentin L’Helgouac’h, Ekiem Barbier,
Knit’s Island, l’île sans fin, 2023

— Mardi 7 avril à 20h00
Émilie Aussel, L’Été l’éternité (2020, long métrage)
précédé de La Grotte des enfants perdus (2024, court métrage)

— Mardi 28 avril à 20h00
Aude Chevalier-Beaumel, Patrícia, 2026


Pour l’exposition, Pierre Peres a choisi de créer TYT, take your time, pour un concert le temps d’une après-midi, dans les habits créés spécifiquement par Chloé Viton : un personnage aux teintes bleutées s’installe pour une performance musicale de quatre heures. Guitare, voix et effets se mêlent pour déployer des nappes sonores continues, sensibles, suspendues. Avec TYT, le public est invité à circuler librement, à s’arrêter, à revenir, à simplement prendre le temps d’écouter. Une expérience immersive et contemplative où la durée devient matière et l’écoute, un espace partagé.
Musicien, chanteur et compositeur autodidacte, Pierre Peres est diplômé de l’École des beaux-arts de Montpellier en 2017. Cocréateur du collectif artistique In Extremis et membre de Trilaphon, Pierre Peres s’inscrit dans un univers sonore transdisciplinaire et collaboratif. Sa pratique nous pousse à vivre des expériences sonores au travers de différents médiums.

« Ce sera une performance. Ça fait longtemps que je n’ai pas fait ça, une performance. Avec du chant, du stand-up, de la neuropsychiatrie et de la révolution. Il y aura des invité·es exceptionnel·les, qu’ils ou elles existent ou non. Ce sera peut-être à la mode. Tout le monde aurait pu le faire, mais personne ne l’aura jamais fait. On va rire parce que le rire emporte tout. On va rire pour retourner le monde. Pour oublier qu’on est dans un centre d’art. On va parler du chenil pour cerveaux que constitue l’école. On va faire des concours et des sauts d’obstacle. On va gagner. Et puis on va se rappeler que gagner ne suffit pas. Finalement, on ne sera jamais tout à fait sûr·es de ce qu’il se sera passé ce jour-là. »
Diplômée de l’École des beaux-arts de Montpellier en 2004, Ava Carrère s’illustre d’abord sur la scène underground de Berlin, avant de revenir en France pour former le groupe Ava et Les Hommes de Main puis le duo Sages comme des sauvages. Se définissant elle-même comme « Maman Blanche Décoloniale Chanteuse Goleri » Gilet Jaune et musicienne, elle propose un concert inédit à l’occasion de l’exposition, sorte de performance rétrospective, mêlant travail d’enquête et souvenirs.

Smelling the inter-epidermis: mixing saliva est une performance solo cross-média de 45 minutes. Accompagné·e d’un sampler SP-404 et de nombreux fantômes, l’artiste y active des archives intimes, des productions MAO détournées, ainsi que des mutations vocales et corporelles. À travers un avatar à la présence singulière, la performance brouille les codes du concert et de la performance physique, générant une relation intime, étrange et hautement énergique avec le public. Inspirée par des fictions expérimentales et les identités fluides, la dramaturgie se construit par glissements constants entre pop post-digitale et musique électronique underground. Voix sur-pitchées, samples acides et strates transgénérationnelles interrogent le politique, la corporéité et les fantasmes partagés, dans un présent instable où le désir devient un moteur de transformation.
Smelling the inter-epidermi: mixing saliva a notamment été lauréate de la section performance de la Biennale NOVA XX : Plurivers et Contingence (Paris, 2024). Elle a également été présentée à la Biennale Internationale de Casablanca (2022), à Netwerk (Aalst, Belgique, 2024), à Viervulnier (Gand, Belgique, 2024), ainsi qu’à Cape Town en 2025, en partenariat avec Art Africa Magazine, et dans de nombreux autres lieux en Europe.
Diplômé·e de l’École des beaux-arts de Montpellier en 2019, Bobby Brim est un·e artiste transdisciplinaire compostant son âme au gré des entités cyborgs qu’iel croise sur sa route. Fluide, créateurice d’images, d’installations, de sons et de troubles numériques, iel s’attelle à produire des monstres producteurs de data et à explorer des mondes autonomes. Pixels, décibels, ondes, corps et collectifs sont les matières concrètes lui permettant de sonder les espaces agissants et transgressifs dans un monde post-conspirationniste. Bobby Brim suit actuellement le programme E.X.E.R.C.E au CCN Agora de la Danse à Montpellier.

Re-Membrances
est une performance basée sur les archives personnelles de Vir Andres Hera : cahiers d’étudiant, notes intimes et fragments de textes écrits au début des années 2010, durant sa formation artistique à Montpellier. Ces écrits, traversés par l’exil, la découverte de nouvelles langues et la construction d’une subjectivité diasporique, sont activés collectivement avec un groupe d’étudiant·es. Les textes deviennent matière vivante à travers la voix, la chorale, le spoken word, le son et la projection. La performance transforme l’intime en expérience partagée et interroge ce que l’institution transmet, mais aussi ce qu’elle laisse hors champ, en proposant de la réinvestir comme un espace à reconfigurer collectivement.
Vir Andres Hera est cinéaste, artiste et chercheureux. Iel a présenté son travail à la Biennale de Lyon, au HKW (Berlin), à la Gaîté lyrique (Paris) et à Mimosa House (Londres), entre autres, et a effectué des résidences à l’Académie de France – Casa de Velázquez à Madrid, Triangle-France et à la Salzburg Kunstverein (Autriche). Iel est diplômé·e des Beaux-Arts de Montpellier – MO.CO. Son travail explore les questions de migration, d’exil, d’identité de genre et d’appartenance culturelle multiple, croisant récits personnels et fragments d’Histoire dans des installations vidéo, des pièces sonores et des écrits.

« Une école d’art ça fait rêver. On rêve d’entrer dans une école d’art. Et une fois dedans, on comprend que le vrai truc, c’est d’en sortir. Et aussi de s’en sortir. Après. En fait, on entre dans une école d’art pour pouvoir en sortir. Si possible avec style. Si possible avec panache. T’es sorti·e de quelle école toi ?
À l’école, on rêve de devenir artiste. Devenir artiste c’est un rêve. C’est aussi un peu un cauchemar. Et aujourd’hui ? À quoi il ressemble ce rêve aujourd’hui ? On pourrait peut-être partir de là. »
Diplômé de l’École des beaux-arts de Montpellier en 2004, Mark Geffriaud pratique la sculpture, le film et la performance, bien qu’il lui arrive souvent de rêver à ce qu’il aurait pu faire s’il avait emprunté un autre chemin. À peu de chose près, il aurait pu ne pas faire d’expositions, et cette biographie se serait alors fanée comme une fleur imaginaire, laissant — pourquoi pas — la place à un poème.

Right Beside the Morning Coffee

If I write this down now, I

will have it in the morning.
The question is: Do I want
to start the day off with
this?

Richard Brautigan

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Informations pratiques
Frac Occitanie Montpellier
4, rue Rambaud – Quartier Gambetta.
La galerie du Frac est accessible aux personnes dont la mobilité est réduite.
Tram 3 arrêt Plan Cabane
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Venir à pied, en tram ou à vélo…
Cinéma Utopia
5, avenue du Docteur Pezet
T. 04 67 52 32 00
Tram 1 arrêt Saint-Éloi ou tram 5 Univ. Paul-Valéry
Entrée payante sans réservation
Pour tout savoir sur les tarifs et moyens de paiement, consulter le site de l’Utopia.

Une programmation proposée par le MO.CO. en écho à l’exposition L’École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière

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